La chronique de Bocage

Un correspondant - que nous remercions - nous envoie le message suivant provenant d'un de ses camarades ayant servi dans le NSKK (le Nationalsozialistische Kraftfahrkorps, Corps de transport nazi, était une organisation paramilitaire dont Wikipedia nous raconte qu'il a "participé à la déportation des juifs dans les territoires occupés de l'Est par l'Allemagne pendant la guerre" et, évidemment, que "le NSKK et ses membres se sont mis au service de l'extermination des juifs d'Europe") :

Nous n'en finirons jamais avec ce Shoah Business.

Pourquoi n'en entendions nous pas parler fin 1945, 1946 et même début 1947 ? Parce qu'il fallait mettre ce wagon sur les rails ; depuis il ne cesse de rouler et d'en rouler beaucoup.

En mai 1945 en Autriche j'ai à plusieurs reprises transporté des déportés (en pyjama) dans mon camion avec lequel je tentais de passer à l'Ouest, c'est-à-dire de traverser l'Inn. J'ai longuement conversé avec de ces gens-là, jamais, jamais il n'a été question de "gazage" !

La malbouffe, bien entendu, mais qui bouffait correctement et à sa faim à cette époque ? Tout le monde la pétait, civils allemands, travailleurs étrangers et bien entendu les militaires ! Seuls les prisonniers de guerre qui travaillaient dans des fermes se portaient bien.

J'ai cohabité dans les camps de rapatriement avec de nombreux juifs et jamais, je peux le jurer devant une Cour et même devant Dieu, je n'ai entendu parler de chambre à gaz. Je crois même que si quelqu'un avait parlé de chambres à gaz homicides il serait passé pour un "rigolo".

Oui, il y avait des chambres à gaz et j'y suis passé deux fois, tout au moins mes fringues. C'était pour le dépouillage...