La chronique de Bocage

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Un de nos correspondants nous a envoyé un message un peu insolite qui nous a paru intéressant et que nous avons eu envie de diffuser. Le voici :

L’économiste américain John Kenneth Galbraith (JKG) déclarait :

"L’élimination du chômage en Allemagne durant la Grande Dépression, sans recours à l¹inflation mais seulement aux travaux publics, fut une remarquable victoire". Ceci tord déjà le cou à l’idée que Hitler avait besoin de victimes expiatoires pour la crise économique puisqu’il l’a résolue en trois ans. Cela indique aussi que sa priorité était le bien-être de son peuple et non l’extermination de qui que ce soit puisque la première chose qu’il fait en arrivant au pouvoir c’est de lutter victorieusement contre la crise.

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Mais Galbraith est aussi intéressant pour les révisionnistes pour une autre raison assez peu connue :

Il était particulièrement bien placé pour analyser l’économie nazie puisque peu après la fin de la guerre il avait été chargé d’étudier l’effet des bombardements stratégiques sur l’économie de guerre allemande : le gouvernement américain, compte tenu de la résistance allemande et de la durée de la guerre, concevait d’importants doutes à leur sujet. Dans le cadre de cette enquête, il a assisté à plusieurs interrogatoires d’Albert Speer menés par George Ball. Et il fallut se rendre à l’évidence : le potentiel de guerre allemand n’avait été que peu touché par les bombardements. Galbraith en a déduit qu’une grande partie de l’économie pouvait être considérée comme superfétatoire. Quelle conclusion saugrenue, plaquée, peut-être inspirée du fait qu’il était un admirateur de Thorstein Veblen, un critique de la société de consommation.

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Mais pouvait-il exposer l’hypothèse la plus évidente : la plupart de la production de guerre allemande était issue des camps de concentration lesquels, sauf erreur comme à Nordhausen, n’étaient pas bombardés ? Cela revenait à dire que ces camps étaient bien des camps de travail et peut-être rien d’autre. Sur la note Wikipedia consacrée à Albert Speer, on trouve :

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"En 1943, les Alliés avaient obtenu la suprématie aérienne au-dessus de l'Allemagne, et le bombardement des villes et des industries allemandes devint de plus en plus intense. La campagne de bombardement stratégique alliée ne se concentra cependant pas sur l'industrie et Speer parvint à surmonter les pertes. Malgré les destructions, la production de chars fit plus que doubler en 1943, celle des avions augmenta de 80 % et le temps de construction des sous-marins de la Kriegsmarine passa d'un an à deux mois. La production continua d'augmenter jusque dans la seconde moitié de l'année 1944 ; à ce moment, le matériel fabriqué permettait d'équiper 270 divisions même si la Wehrmacht n'en comptait plus que 150."

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Colossal effort de guerre, par conséquent, pas vraiment superfétatoire, pour lequel la main-d’œuvre était nécessairement étrangère puisque de par leurs pertes en hommes (plus de cinq millions de militaires et au moins deux millions de civiles) les Allemands étaient à peine capables de reconstituer une division sur deux. Pas le moment de sacrifier de la main-d’œuvre donc. (...)

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La source bibliographique dans laquelle on trouve l’évocation de cette mission de Galbraith vaut particulièrement la peine d’être citée : il s’agit d’un livre de Leonard Silk, "Après Keynes : Cinq grands économistes" (Editions d'Organisation, 1978, 292 pages). Silk était un éditorialiste du "New York Times", qui trouve le moyen de décrire le mode de pensée des économistes comme "relevant de la tradition talmudique" : bref, nous sommes aux antipodes de la littérature révisionniste.

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