Hagal Rune nous fait parvenir une vidéo ainsi qu'un message :



Je voudrais vous présenter ce texte écrit par un allemand exilé à Madrid et qui a bien connu Skorzeny. Il donne trop de détails précis pour être un affabulateur car mon parrain était aussi en exil en Espagne et l'avait rencontré.
La description de cet Allemand est semblable au récit que m'en faisait mon parrain.
Des Rumeurs laissaient sous-entendre que Skorzeny avait travaillé pour les services secrets israéliens. Ce qui a indigné mon correspondant.
Voici la traduction de sa lettre de protestation :

Non et 1000 fois non ! Celui qui ose écrire une telle idiotie, selon laquelle Otto Skorzeny, l'homme qui a libéré Mussolini, était un agent du Mossad n'est qu'un affabulateur ou est lui-même un agent payé par le Mossad. J'ai été l'ami du vieil Otto Skorzeny alors qu'il vivait encore à Madrid!
Je ne peux tolérer qu'on lui fasse une réputation d'agent à la solde du Mossad ! Il a été jusqu'à sa mort, en juillet 1975 fidèle à ses convictions et il considérait sa fidélité envers le Führer et sa patrie comme inaliénable, et cela, jusqu'à son dernier souffle ! Qu'importe qu'il vivait en exil ou était continuellement en voyage.

Il était aussi toujours et en tout temps présent pour et avec ses anciens camarades. Skorzeny vivait dans les beaux quartiers de Madrid, à "El Viso"!

Il avait un bureau, durant des années, dans la rue Montera et la fille de Kaltenbrunners était sa secrétaire! Il était toujours très amical et gentil ! Nous nous rencontrions souvent à la cafeteria Kon Tiki, qui se trouvait près du Ministère. Otto était toujours sobre et avait un second appartement près de la frontière portugaise.

Plus tard, il s'en est acheté un autre à Palma de Malloca, dans un lieu sauvage et tranquille, doté d'un petit port privé nommé Alcudia. Son vice était qu'il était un fumeur invétéré.
Durant les années où il résidait en Espagne, je veux bien reconnaître qu'il ait été abordé par les services secrets espagnols. Ceci n'est pas un secret pour les personnes qui le côtoyaient.
Il a offert ses services maintes fois à Franco. Il entretenait de bonnes relations avec la police et la garde civile ! Cela n'a rien d'étonnant car il était très bien informé. Presque tous les midis, on pouvait le rencontrer au restaurant Edelweiss qui était le lieu de rencontre du personnel de l'Ambassade. Les soirs, il allait souvent avec des ou de vieux camarades chez Hörcher qui était le tenancier d'un des meilleurs restaurant de Madrid.

Non Otto Skorzeny était un officier allemand sans reproche ! Il était présent à chaque rencontre des anciens d'Ulrichsberg ! À Kon Tiki il avait été surnommé Capitaine et parfois, lorsqu'on lui demandait un autographe, il signait de ce surnom.

Le vieux Skorzeny avait été accusé par la presse d'avoir assassiné le scientifique TESLA!

Une telle idiotie ne peut venir que d'un journaliste à la solde d'Israël !

Sa vie privée était aussi sans zone d'ombre. Il me disait : "Je suis et reste à jamais au service de notre cause !" Un jour, le chef du service de contre-espionnage italien, Mario Tanassi, voulait qu'il travail pour l'Italie. Il avait été invité aussi par l'équipe de Gehlen à travailler pour eux. Mais il a refusé car sa fidélité envers le Führer restait vivace et empêchait d'accepter leur offre.

Des agents Israéliens ont tenté plusieurs fois de l'enlever mais Otto était constamment sous la protection des services de sécurité espagnol ! Un jour, il me tint ce discours : "Si quelqu'un ourdi un mauvais coup contre moi, je ne serais frappé que par derrière car par devant, personne n'ose rien faire contre moi !" Je savais que deux immenses ex Légionnaires de l'Armée espagnole étaient prêts à assurer sa sécurité. Cependant, il prenait souvent seul le bus ou le métro parce qu'Otto savait qu'il avait des ennemis en Allemagne ou de l'autre côté du rideau de fer mais en Espagne, il n'en avait presque aucun ! À Madrid, presque tous aimaient le vieux "Capitaine" Otto ! Il avait aussi de très bonnes amitiés qui avaient un effet positif sur son commerce.

Ce dont Otto aurait pu avoir besoin de la part des autorités de Franco, il l'aurait sans doute obtenu.

J'ai voulu défendre ce héros et ce géant des temps anciens, mon camarade Otto Skorzeny !