Source :
Réfléchir & Agir
Revue autonome de désintoxication idéologique

CREA - BP 80432, 31004 Toulouse cedex 6
contact : reflechiretagir2013@yahoo.fr


Extrait du numéro n°9

Mourir_pour_Jerusalem.jpg

Mourir pour Jérusalem ?

Nous ne sommes pas de ceux qui ont cru à la viabilité d’un processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Ne pratiquant pas l’angélisme béat, nous savons très bien que ces deux peuples qui se haïssent, luttant pour la même terre, se battront jusqu’au moment où un deux protagonistes mettra le genou à terre. D’ailleurs, lorsque les représentants des deux communautés se serrent la main droite, la main gauche, elle, reste posée sur le flingue.

L’importation du bordel

Malheureusement, cette guerre lointaine nous concerne par ricochet pour au moins trois raisons :

Nous abritons la plus forte communauté juive d’Europe (700 000 personnes) qui, dans son immense majorité se sent solidaire de tous les faits et gestes de l’Etat hébreu. Mais les Juifs de France ont beau s’embrasser dans les synagogues en murmurant « L’an prochain à Jérusalem », verser leur obole à la maison-mère du sionisme et défiler derrière des forêts de drapeaux israéliens en critiquant les options de la diplomatie française sur la question du Proche-Orient, il n’en reste pas moins vrai qu’ils se gardent bien d’aller y vivre. Etre sioniste en Israël, un fusil à la main, est autrement plus courageux que de l’être rue des Rosiers, que de vendre des jeans dans le Sentier ou de jouer au Casino de Deauville !

Nous abritons aussi la plus grosse communauté musulmane d’Europe dont beaucoup de ses membres, notamment les jeunes beurs désoeuvrés des banlieues, sont désormais acquis à l’islamisme et rêvent à long terme de nous réduire à la dhimmitude. Ne perdons pas de vue que, par leur démographie, ils seront 50 millions en France en 2060…

La France est une nation qui, ayant embrassé le christianisme, partage de fait avec les Juifs et les Musulmans le livre qui a pourri l’humanité : la Bible.

Notre combat

Toutefois, même si certains croient utile d’importer sur notre sol leurs différents religieux et communautaires, ce conflit entre Sémites n’est pas notre guerre. Même si le soulèvement justifié des populations palestiniennes et la révolte des gosses humiliés des territoires occupés peut nous paraître sympathique, nous refusons d’être embarqué dans ce « merdier ». Nous ne répondrons à aucun appel de mobilisation militante (ou autre). Nous n’irons pas, ne serait-ce que nous retourner un ongle pour une cause insoluble qui ne nous regarde en rien ! Notre cause à nous, c’est le combat identitaire européen et seulement cela !

Pas un seul Européen ne doit perdre son temps et son sang sur et pour cette terre compromise ! Pour quoi faire au juste ? Pour que les « braillards » (comme disait de Gaulle des Pieds-Noirs) du Sentier, de New-York ou de Tel-Aviv continuent de se lamenter au pied de leur mur sacré ? Pour que demain, sur le Mont du Temple, le muezzin appelle au djihad contre l’Europe ? Pour que les Chrétiens d’Europe aillent en pèlerinage organisé au Golgotha ou à Bethléem ?

Heureux ceux qui t’aiment, Jérusalem

Cela fait des siècles que nous observons que les monothéismes sont la source de tous les fanatismes. Que nos racines ethniques, culturelles, spirituelles, n’ont rien à chercher dans ces déserts pelés. Car contrairement à ce qu’affirmait le pape Pie XI, spirituellement, nous ne sommes pas des Sémites. De même, n’en déplaise à Bernard-Henri Lévy et son Testament de Dieu, nous ne sommes pas des enfants d’Israël ni d’Abraham. Enfin, si Olympie, Rome, Brocéliande, Verden, les Mont Beuvray ou Sainte-Odile sont des lieux qui nous parlent, Jérusalem, Cana, Bethléem, Tibériade, Jéricho sont des noms à bannir de nos esprits. L’Empereur Julien disait : « Si les Chrétiens triomphent dans 2 000 ans, le monde sera juif ». Il avait raison. La France est en train de crever de son monothéisme égalitaire et antiraciste.
Ayant mangé dans la main de Rome et de Jérusalem, il est normal qu’elle en soit malade. Etant la fille aînée, il est aussi normal qu’elle en crève la première… Saint-Paul affirmait : « Avec nous, il n’y aura plus ni Juifs ni Grecs, ni maîtres ni esclaves, ni hommes ni femmes ». Avec le triomphe de la société sans races, l’égalitarisme et l’unisexe, les partisans des monothéismes peuvent être fiers : le programme est largement réalisé.

Questions légitimes

Aux militants révolutionnaires qui rêvent de voir un jour les Palestiniens jeter les Juifs à la mer, nous faisons deux remarques :

Les Israéliens possèdent 80 bombes nucléaires, chacune d’une puissance supérieure à celle d’Hiroshima. Connaissant l’attachement culturel, mythique et mystique qu’ils portent à cette terre, il ne fait aucun doute qu’ils n’hésiteraient pas à s’en servir, quitte à embraser la planète entière. Par antisionisme, êtes-vous prêts à en subir toutes les conséquences humaines, écologiques, économiques,… ? Seriez-vous disposé à accueillir encore plusieurs dizaines de milliers de réfugiés ?

Aux militants chrétiens pro-Palestiniens :

Israël rayé de la carte, croyez-vous que les Palestiniens, travaillés par l’islamisme, seraient plus disposés à internationaliser les lieux saints de Jérusalem (ce que les Juifs refusent puisqu’ils considèrent Jérusalem comme leur capitale unique et éternelle) ?

Aux prêtres catholiques :

Vous condamnez la destruction par les Palestiniens des lieux saints juifs tels que le Tombeau de Joseph. Vous vitupérez contre la profanation par les colons juifs de la Mosquée de Tibériade. Condamnez-vous aussi la destruction et la profanation de nos temples, autels et sanctuaires païens par vos pères dans la foi ?

Pour toutes ces raisons, ces affrontements ne doivent pas accaparer nos énergies et nous détourner de notre lutte pour notre identité.

Comme nos aînés ne voulant pas mourir pour Dantzig, nous n’irons pas mourir pour Jérusalem !

Qu’elle soit juive, musulmane ou chrétienne, Jérusalem est pour tout Européen authentique, le symbole de notre déchéance.

Pas un seul Européen ne doit perdre son temps ou son sang sur et pour cette terre compromise !

Eugène Krampon