La chronique de Bocage

Source :
La Rép des Pyrénées

Michel Piermée, révisionniste de 64 ans, qui avait déjà, dans le passé, purgé 6 mois de prison et était à nouveau passé devant les juges de Pau le 24 mars dernier (voy. n/message du 25/03/2016), se retrouvait à nouveau devant les juges hier 15 septembre (quand on est mordu par le révisionnisme...):

Barzun-Livron : négationnisme et dissidence devant le tribunal de Pau

Un habitant de Barzun, âgé de 64 ans, est poursuivi pour avoir distribué des tracts négationnistes dans des boîtes aux lettres à Livron en décembre 2015,

C’est la troisième fois que l’affaire de cet habitant de Barzun, âgé de 64 ans, poursuivi pour avoir distribué des tracts négationnistes dans des boîtes aux lettres à Livron en décembre 2015, est inscrite au rôle du tribunal correctionnel. Mais une fois de plus, ce jeudi, le fond du dossier n’a pas été évoqué.

L’expertise psychiatrique ordonnée la fois dernière a été refusée par le prévenu au motif que ce recours à la médecine s’apparente selon Me Philippe Fortabat-Labatut aux méthodes "répressives" de l’ex-Union soviétique qui usait de la psychiatrie "à des fins politiques"... Le ton est donné.

L’avocat conteste tout

Comme en mars dernier, l’atypique avocat parisien aux racines locales, qui était allé jusqu’à réclamer la présence du Premier ministre israélien Netanyahou (!), a longuement développé des arguments qu’il qualifie lui-même "d’énormité" : illégitimité du parquet "à la botte" du gouvernement, illégalité du tribunal mais aussi des poursuites engagées par "un état laïque" contre un "dissident" puisque son client est "catholique et royaliste" ou encore "immoralité" de la loi Gayssot qui "muselle" la liberté d’expression.

Tout ceci est rassemblé dans une question prioritaire de constitutionnalité sur laquelle le tribunal se prononcera le 6 octobre prochain. Ce sera alors peut-être l’occasion d’aborder enfin les faits.