La chronique de Bocage

Un autre bel article de notre ami Jacques Vecker:

Vincent Dreyfus ou Alfred Reynouard ?

Toutes proportions gardées (bien que l'on ignore encore le développement que prendra l'affaire) Vincent Reynouard, révoqué de l'éducation nationale pour pensée dissidente, dont les élèves avaient spontanément pris la défense en manifestant et en diffusant un tract élogieux, pourrait bien être le capitaine Dreyfus du début du millénaire. Depuis que Paul Eric Blanrue a lancé une pétition pour l'abrogation de la loi Gayssot et la libération de ce prisonnier de conscience, à l'époque au cachot, les soutiens se sont multipliés jusqu'à celui de Noam Chomsky qu'on ne saurait soupçonner d'incitation à la haine raciale. Il est évident que la prison de Valenciennes n'était pas le bagne de Cayenne. La faute politique est du même ordre. L'absolutisme royal usait librement de la lettre de cachet mais depuis la Révolution française la proclamation des droits de l'homme aurait dû protéger les citoyens de l'arbitraire et leur garantir la liberté d'expression, déjà chère à Voltaire, surtout lorsqu'il est patent qu'il n'y a pas appel à la violence. Pourtant, en France, dans notre "douce" France, admirée pour ses vertus (!), la persécution la plus hargneuse se déchaîne contre ceux de ses fils, fidèles en cela à l'esprit des Lumières, qui osent se mettre en quête de vérité, traquant les faits historiques dénaturés et révélant des réalités occultées. Par qui et dans quel but, pourrait-on se demander ? Ce personnage dangereux a subi procès sur procès et, pour échapper à l'incarcération, s'exila à Londres où des officines que je n'oserais nommer veillent à ce qu'il soit "remercié" dès que l'on connaît son engagement historico-politique qu'il se garde bien de mêler à son activité enseignante.

Non content d'étouffer leurs recherches en leur refusant l'accès à l'opinion publique, le pouvoir traduit ces chercheurs de vérité en justice et leur interdit de se défendre en présentant les preuves de leurs assertions. Un comble pour un État de droit qui s'arroge celui de faire la leçon urbi et orbi aux régimes autoritaires. Vincent Reynouard n'est pas poursuivi pour avoir contrevenu aux règles morales mais en raison de ses opinions, d'ailleurs dûment référencées.

Le fait qu'il ait huit enfants n'entre pas en ligne de compte bien que certains analystes lui reprochent d'avoir procréé en connaissant le risque encouru en raison de ses écrits pouvant susciter des réactions de rejet. Michel Tarrier pourra lui reprocher son lapinisme apostolique et romain mais cela n'interfère aucunement avec la libre expression d'opinions, si discutables puissent-elles apparaître à certains. Comment un professeur pourrait-il imaginer que le fait de mettre en question, avec de solides arguments, certains détails de l'histoire contemporaine -tout en se déclarant ouvert au débat public- puisse lui valoir d'être un jour privé de son emploi, enlevé à ses élèves, convoqué par la justice, condamné à la prison et à de lourdes amendes, finalement incarcéré et donc, pour l'opinion publique abusée, traîné dans la boue, diffamé et déshonoré, finalement contraint à l'exil.

Combien de temps encore l'influence délétère de certains réseaux du judaïsme empoisonnera-t-elle notre monde car c'est bien de cela qu'il s'agit puisque, avec Alfred Dreyfus comme avec Vincent Reynouard, ce sont eux, dans un sens ou dans l'autre, qui tirent les ficelles de la désunion et de la chicane, comme ce sont eux qui fomentèrent entre autres la deuxième guerre mondiale en déclarant la guerre à l'Allemagne qui tentait de réduire le rôle de l'argent à un simple moyen d'échange, de brider la nocivité des banques en redonnant au travail un rôle central au lieu de récompenser paresse et spéculation. Nul antisémitisme dans ces réflexions mais un simple retour au respect dû à des citoyens égaux et solidaires.

Jacques Vecker

10 Juin 2016