La chronique de Bocage

Source :
The Columbian

Un tribunal de Budapest vient de condamner aujourd'hui même à trois ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve un Hongrois, Ferenc Oroshazi, qui, en 2012, avait nié l'existence de l'Holocauste. A la suite de la lecture en public d'extraits du roman autobiographique du célèbre survivant Imre Kertesz, le révisionniste avait affirmé que tel passage était la preuve de l'inexistence des chambres à gaz.

Pour son procès, F. Oroshazi avait réclamé l'audition du survivant Kertesz mais le tribunal s'y était opposé. Le prévenu n'a assisté qu'au tout début de son procès puis est reparti en précisant qu'il ne reconnaissait pas aux autorités le droit de le juger. Son avocat a réclamé son acquittement.

La négation, la minimisation ou la justification de l'Holocauste ou des crimes commis par le régime communiste de la Hongrie peuvent valoir jusqu'à trois ans de prison. Récemment, un Hongrois de 38 ans, Norbert Juhos a été condamné à une amende de 800.000 forints (2.550 euros) pour avoir nié l'Holocauste dans un commentaire posté sur la page Facebook d'un groupe de défense juive.