La chronique de Bocage

Sources :
Alyaexpress-News

La croyant morte pendant la Shoah, ce rescapé des camps retrouve sa sœur 65 ans plus tard.

25 septembre 2016

Juste avant le dernier Nouvel An juif, Simon Glassberg a volé du Canada en Israël pour rencontrer sa sœur Hilda Shlick (née Glassberg) qu'il croyait morte dans la Shoah.

Dans cette vidéo émotionnelle produit à l’origine par Yad Vashem, le frère et la sœur se rencontrent pour la première fois depuis des décennies.

Le frère vivait à Toronto, au canada, tandis que sa sœur vivait en israhell. Le frère avait supposé que sa sœur était morte dans la Shoah, comme il n'a eu aucun contact avec elle et a enregistré sa mort à la base de données de Yad Vashem.

Quelques années plus tard, le petit fils de sa sœur était curieux d’en savoir plus sur sa famille, et chercha son nom sur la base de données, et a été choqué de trouver son nom enregistré dans la base de données des personnes décédées.

Ils ont réussi à entrer en contact avec le frère au Canada, et dans la vidéo suivante, ils se rencontrèrent pour la première fois en 65 ans !!

Note de Bocage :
Qui ne se souvient de cette fameuse réunion de Los Angeles racontée par une dépêche de l’Associated Press de novembre 1978 où une famille, après avoir recherché des informations auprès de cousins et en plaçant des annonces dans des journaux juifs à travers le monde, avait retrouvé et réuni "plus de 200" des siens à avoir survécu... ?

l’Associated Press de novembre 1978 :

Des survivants des camps de la mort de Hitler tiennent une réunion à Los Angeles

Autrefois les Steinberg florissaient dans un petit village juif de Pologne. C’était avant les camps de la mort de Hitler.

Voici qu’un vaste groupe de plus de deux cents survivants et leurs descendants sont ici réunis pour participer ensemble à une célébration spéciale de quatre jours qui a opportunément commencé le jour d’Action de Grâce (Thanksgiving Day).

Des parents sont venus jeudi du Canada, de France, d’Angleterre, d’Argentine, de Colombie, d’Israël et d’au moins treize villes des États-Unis. "C’est fabuleux", a dit Iris Krasnow, de Chicago, "Il y a ici cinq générations qui vont de trois mois à quatre-vingt-cinq ans. Les gens pleurent et passent un merveilleux moment. C’est presque comme une réunion de réfugiés de la seconde guerre mondiale." Sam Klaparda de Tel Aviv était stupéfait par un vaste arbre généalogique installé dans le salon de l’hôtel Marriott de l’aéroport international de Los Angeles. "C’est fantastique... ce que je peux avoir de parents" , dit-il.

L’idée du pèlerinage provenait de Joe et Gladys Steinberg de Los Angeles. Ils s’étaient assuré l’aide de plusieurs parents, dont une belle-fille, Elaine Steinberg, pour leur recherche des membres de la famille. "Ce qui nous a d’abord incités à la recherche des gens de la famille, c’est d’avoir vu Racines (Roots)", dit Mme Steinberg. Ce feuilleton de télévision reconstituait l’histoire de la famille de l’écrivain Alex Haley, retracée, en remontant dans le temps, de l’époque de l’esclavage aux États-Unis jusqu’en Afrique. "Puis, après Holocaust (autre feuilleton de télévision), nous y sommes vraiment allés à fond", dit-elle. La branche de la famille vivant à Los Angeles a recherché des informations auprès des cousins et par des annonces dans des journaux juifs à travers le monde. Trouver des membres de la famille n’a pas été facile. "Des centaines, a dit Mme Steinberg, ont été anéantis dans l’holocauste de Hitler."

Les racines des Steinberg se trouvaient dans le village de Skarseika-Kamiena, en Pologne, avant la seconde guerre mondiale. "Il en reste très peu là-bas maintenant, dit Joe Steinberg. Pour certains, c’est réellement tout à fait extraordinaire parce qu’ils ne pensaient pas qu’il leur restait de la famille."

Tel était le cas d’Arthur Steinberg, architecte à Houston, et de sa sœur Rosslyn, de New York. Ni l’un, ni l’autre ne pensait qu’aucun membre de leur famille avait survécu au fléau d’Hitler.

Les Steinberg ont ingurgité vingt-trois dindes à leur dîner de Thanksgiving, puis ils ont commencé un week-end de vacances qui allait comprendre visite de la ville, tournois de ping-pong, de backgammon et de bridge, un dîner dansant le samedi soir, ainsi que des séminaires consacrés à des films d’amateurs, aux questions de santé, aux affaires de crédit, de biens immobiliers, de planning financier et de travaux d’artisanat.

On se souvient aussi de la femme jockey Darie Boutboul retrouvant son père qu'elle croyait mort dans l'Holocauste... Aujourd'hui, avec l'informatique, on pourrait probablement retrouver des centaines sinon des milliers de noms de gens ayant survécu à la guerre et pourtant enregistrés comme morts dans la base de données de Yad Vashem...

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De qui se moque-t-on, là-bas, en Israël ?

A la suite de notre message de ce jour intitulé "Encore un exterminé ressuscité" que nous avions tiré du site israélien Alyaexpress-News, bel et bien daté du 25 septembre 2016, un de nos correspondants, que nous félicitons, vient de découvrir que la même histoire, strictement identique, avec les mêmes personnages, les mêmes circonstances, les mêmes photographies avait été diffusée il y a... 10 ans ! La voici, racontée ici en 2006.

Autrement dit : une tricherie de plus.

On saura désormais à quoi s'en tenir avec le site Alyaexpress-News.com, "Toute l'info israélienne au quotidien", qui, avec aplomb (la fameuse chutzpah), "revendique un engagement pour une information juste qui n'est pas si évidente dans les quotidiens européens et arabes" !!