La chronique de Bocage
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Henry Hafenmayer

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Henry Hafenmayer

Il y a juste un an, le jeune révisionniste allemand Henry Hafenmayer avait, on s'en souvient, envoyé le 21 novembre 2015 une Lettre ouverte intitulée "La fin du mensonge" à des centaines de personnalités de son pays pour tâcher de les sortir de leur torpeur ; il avait subi une perquisition le 5 février, avait été convoqué par la police et ne s'était pas rendu à la convocation, après avoir diffusé le 12 février une lettre expliquant le refus de sa désobéissance. Le 22 mars, il diffusait une Lettre ouverte n° III, à près de 400 personnes, qui est sa réponse adressée au Tribunal d'Instance de Duisburg qui a ouvert une enquête contre lui, avec copie à la Préfecture de police de Essen.

Un an plus tard, jour pour jour, le 21 novembre 2016, Henry Hafenmayer envoyait un nouveau texte à 100 correspondants dans lequel il déclare à nouveau les raisons pour lesquelles il tient à dénoncer "l'Holocauste" en tant que fait historique, mais son envoi compte... 45 pages ! En allemand, bien sûr !

Nous avons donc demandé à notre "fidèle traducteur" de nous résumer le plus brièvement possible l'ensemble de ces déclarations. Voici ce qu'il nous en dit (un grand merci à lui !) :

Il s'agit d'un véritable et long plaidoyer en deux parties distinctes :
La première partie est consacrée à l’Holocauste. Hafenmayer appuie l’essentiel de son argumentation sur le fait que ce prétendu crime n’est en aucune façon défini. Qu’est-il permis de nier ou non ? de contester ? à partir de quel moment une étude ou une argumentation devient-elle illicite ? Etc.

Les 5 premières pages sont consacrées à ce sujet avec des références à toutes sortes de cas ou à des déclarations montrant combien les condamnations prononcées manquent de fondement. Car Hafenmayer maîtrise parfaitement son sujet et sa connaissance de l’argumentation révisionniste est complète : dans ces seules 5 pages il cite par exemple et s’appuie sur le "de omnibus dubitandum" de Nolte, les déclarations de Jacques Baynac, Michel de Boüard, l’affaire Fritjof Meyer, Goldhagen, Broszat sur Dachau, Deborah Lipstadt, Faurisson et la réponse faite à ses arguments par la "colonne grotesque" ("Il ne faut pas se demander comment..." etc.). Comme on le voit les affaires françaises occupent une part importante dans ce début d’article qui va aller jusqu'à la page 21 comprise et dont les titres sont les suivants:

Premier sous-titre général (Page 5) :
La répression pénale de la "négation de l’Holocauste" est incompatible avec un véritable état de droit:

1/ (page 5) Absence de définition des éléments constitutifs du prétendu délit ;

2/ (page 15) Les condamnations des "négateurs de l¹Holocauste" sont dépourvues de tout fondement de droit ;

3/ La deuxième partie de la page 22 à 45 n’est que le complément et l’élargissement de la première partie.

Deuxième sous-titre général (page 22) :
Un citoyen du Reich allemand ne peut être soumis à la juridiction de la République fédérale allemande ni à celle de ses Länder.

1/ (page 22) Le Reich allemand subsiste en droit et détient comme avant sa pleine capacité en matière de droit ;

2/ (page 24) On fait accroire au peuple allemand qu¹il est souverain alors qu'il ne l’est plus depuis le 8 mai 1945 et que simultanément il doit subir de constantes interventions contraires au droit des peuples ;

3/ (page 35) Il est absurde de partir de l’idée selon laquelle le peuple allemand aurait souhaité être libéré de son gouvernement par les vainqueurs du IIIe Reich et (page 40) Conséquences de la politique enclenchée à partir du 8 mai 1945 sur l’Allemagne d'après-guerre. Quels sont les buts recherchés?

4/ (page 42) Il est impossible de voir qui, après le 8 mai 1945, aurait pu légitimement changer ou déclarer nulles les lois du Reich allemand et "fixer" les frontières du Reich là où elles étaient en vigueur en 1937.

Mon appréciation personnelle :
L’ensemble de l’article est remarquablement documenté et analyse les choses, pour l’essentiel, au niveau du droit. Il pourrait être le pendant d’un point de vue allemand du texte de Faurisson sur les "Victoires du révisionnisme". Mais il a le gros défaut, me semble-t-il, de trop en dire de façon parfois confuse et répétitive. C’est ainsi que sur l¹affaire Fritjof Mayer on trouve des informations à trois endroits totalement différents. Cela me paraît d’autant plus regrettable qu’avec une excellente argumentation appuyée sur une connaissance approfondie de son sujet notre jeune révisionniste se révèle être un étonnant, mais excellent, érudit et avocat."