Une lettre de Hans Schmidt

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La retranscription de la lettre Hans Schmidt, vivre dans l'allemagne d'Hitler est disponible ici.


N'hésitez pas à re-uploader cette vidéo partout sur Internet

MAJ:

La chronique de Bocage


Le 3 janvier nous avions diffusé un message intitulé "Vidéo 11 min: L'Allemagne sous le IIIe Reich" ; il s'agissait d'une lettre de feu le révisionniste américain Hans Schmidt qui décrivait la vie sous le IIIe Reich. Ce message nous a valu, le 11 janvier, la réponse suivante d'un correspondant :

Je profite de ce message de Bocage et de la vidéo de Hans Schmidt pour ajouter ici mon propre témoignage :

A 22/23 ans (je suis né en 1934) j'ai fait mes premières armes dans le "commerce maritime" à Hambourg d'octobre 1956 à juillet 1957 dans une agence portuaire du nom français de "Compagnie Commerciale Maritime". L'adresse en était: 8, Ballindamstrasse, juste devant le Binnenalster. Tout de suite une remarque : Herr Ballin était un puissant homme d'affaires de la fin du XIXe siècle, entre autres un armateur important. Il était juif. La rue n'a pas été débaptisée à l'époque d'Hitler. Donc encore une preuve qu'en Allemagne nationale-socialiste la critique antijuive n'allait pas jusqu'au sectarisme qui existe en France où l'on change des noms de rue en fonction de l'idéologie.

D'autre part, je me rappelle une élégante dame française dont j'ignore le nom, qui était veuve d'un Allemand tué au front. Elle avait eu ce cri du coeur : "Monsieur, sachez qu'avant la guerre, sous Hitler, nous étions tous TRÈS TRÈS heureux. Dites-le autour de vous, il faut que les gens sachent..." C'était une supplication de sa part et j'en suis resté bouleversé. Je ne l'ai vue que quelques instants, à la suite, je crois, d'une rencontre à la sortie de l'Alliance Française. J'aurais aimé la revoir.

La ville de Hambourg, 13 ans après la guerre, était en majorité reconstruite dans ses quartiers d'habitation. Il ne restait plus qu'à démolir un super blockhaus qui protégeait un gigantesque abri contre les bombardements du côté de Dammtor Bahnhof et quelques maisons endommagées par les bombes dont il fallait abattre les pans de mur avec d'énormes boulets suspendus à des grues dont les flèches en pivotant leur donnaient de l'élan.

En revanche, la partie portuaire dans le prolongement de Ripperbahn était encore en majorité à l'état de décombres. Y étaient aménagés néanmoins des passages vers des îlots où le travail avait repris (chantiers navals, bassins de radoub, appontements et quais de chargement et déchargement de marchandises, entrepôts, etc.). Il y régnait une activité intense tant l'économie était redevenue prospère (le fameux "Wirtschaftswunder"=miracle économique souvent attribué à Adenauer et son ministre Ludwig Erhard).

Je souhaite faire une remarque à propos de la reconstruction en Allemagne et en France. J'étais pour la première fois il y a 3 jours à St Valery-en-Caux. La partie du bord de mer qui avait été détruite par les bombardements anglo-américains a été laidement reconstruite, de même qu'en beaucoup d'endroits de la côte atlantique nord et de la Manche. Les réparations de Hambourg, à l'identique ou presque, sont celles d'un travail soigné comme avant-guerre, comme dans les autres villes allemandes de la RFA. On va m'accuser de parti pris : d'un côté, la mentalité des patrons et ouvriers était restée celle des nationaux-socialistes sous Hitler ; de l'autre côté, la mentalité des ouvriers -et non des patrons qui n'y pouvaient mais, encore que...- était celle des communo-socialistes genre Léon Blum et Maurice Thorez.

Souvenirs, souvenirs !

JF